Adoptions Chats Refuges et Associations

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Câline nous a quittés

Câline 10/08/14 - 29/10/2014

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C’est le cœur brisé que je rédige ces lignes, quelques mots pour te rendre hommage à toi adorable petite chatonne.

Tu es arrivée au refuge le 10 septembre âgée d’à peine un petit mois, et ce jour-là, tu es entrée dans ma vie.               

 Tu étais si petite, mais pourtant pas du tout impressionnée par le refuge. Tu étais assise juste derrière les barreaux de ta cage et tu regardais autours de toi avec de grands yeux avides de curiosité. Tu as été trouvée par un couple à côté des poubelles, à pleurer. Où étaient ta maman, tes frères et sœurs ? Qu’est-ce que tu faisais à cet endroit-là ? Personne ne le sait.

Tu t’es laissé prendre sans problèmes. On t’a tripotée pour voir si tout allait bien, et tu t’es laissé faire. Le soir même tu rejoignais la maison pour une période d’accueil, le temps que tu grandisses et que tu sois adoptée.

Arrivée à la maison, tu étais déjà chez toi. Tu as fait trois fois le tour de l'appartement, tu as sauté sur le gros Tahiti qui, fidèle à lui-même, t’a craché dessus mais ça ne t’a pas impressionné. Tu as bien mangé, puis joué avant de t’endormir, épuisée par cette journée riche en émotion.

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Curieusement, Tahiti t’a acceptée très rapidement. Il adorait jouer avec toi, te courir après et te plaquer au sol. Vous dormiez tout le temps ensemble.

Tu étais une vraie fusée, toujours à courir dans la maison, à sauter sur le moindre jouet. La lumière rouge du laser te rendait folle, tu pouvais passer la journée à lui courir après, avant de pleurer lorsqu’elle disparaissait. Tu adorais aussi tous les jouets faits de plumes. Le soir tu jouais sur le lit alors que j'essayais de dormir et tu me mâchouillais les pieds. Lorsque tu avais faim, tu t’allongeais sur le dos, à mes pieds, et tu te tortillais en poussant de petits miaulements jusqu’à ce que je daigne te servir une bonne pâtée (celles destinées à Tahiti étaient bien plus à ton goût que celles réservées aux chatons.

!cid_inlineImage3.jpgPuis, le 18 septembre, Trésor est arrivé à la maison.

Alors que Tahiti était impressionné par cette minuscule boule de poil d’une dizaine de jours, toi tu l’as tout de suite adopté : tu l’as lavé, tu as joué avec lui et tu l’as même laissé te téter le ventre ! Très curieuse, tu essayais toujours de grimper dans son panier pour le regarder ou pour jouer avec lui.

Le 22 septembre est ensuite arrivée Neige, ta grande copine, plus jeune que toi d’une vingtaine de jours. Avec elle, le courant est tout de suite passé ! A peine sortie de sa caisse, tu lui as sauté dessus et vous avez joué ensemble. Neige est née dans la rue et n’a jamais connu la douceur d’un foyer. Tu l’as rassurée, tu lui as appris à prendre confiance, tu étais son guide. 

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Petite Câline, vraie pile électrique, tu étais une boule de poil pleine de douceur, pleine de vie. Jamais on aurait pu imaginer que tu nous quitterais si tôt…

Le 27 septembre, tout a basculé…

La journée s’est très bien déroulée, tu as dormi et joué toute la journée avec ta copine Neige et ton grand frère Tahiti.

Puis le soir, vers 22h, tu as eu tes premiers vomissements…

La journée du 28 a été un vrai cauchemar… Tu as passé la journée à vomir, mais le matin tu continuais à jouer et à courir comme d’habitude. Ta température étant normale, je ne me suis pas plus inquiétée que ça, pensant que tu avais simplement un peu trop mangé ou que tu avais mangé de l’herbe à chat. Le soir en rentrant du refuge je t’ai trouvée très mal, allongée sur le canapé, amorphe. Dès qu’on te couvrait, tu te levais et tu t’allongeais un peu plus loin. Le thermomètre a confirmé me craintes : 35,1°. Tu étais en hypothermie, très pâle et avec du mal à respirer. Je t'ai alors emmenée chez le vétérinaire d’urgence qui t’a tout de suite placée sous lampe chauffante. Au bout d’une heure ta température était remontée à 39°. Le vétérinaire t’a posée un cathéter et fait des injections d’antibiotique. Je t’ai laissée là, petite puce complètement privée de réaction. J’ai pris conscience à ce moment-là que je t’avais perdue, qu’il n’y avait plus d’espoir… Trois jours plus tôt nous avions perdu une petite chatonne qui présentait pratiquement les même symptômes : hypothermie, difficulté respiratoire, aucune réaction, muqueuses pâles… et elle n’avait pas survécu…

J’ai passé la pire nuit de ma vie, à me demander si je te verrais le lendemain, à compter les heures qui me séparaient de l’heure à laquelle je pourrais te récupérer. A 7h30 je suis retournée à la clinique où le vétérinaire m’a rendue un chaton complètement amorphe, une vraie poupée de chiffon… ta température était redescendue à 37° et tu avais le regard vide. Le cœur serré je t’ai emmené chez le vétérinaire du refuge qui t’a tout de suite prise en charge. Je t’ai regardée partir, disparaître derrière cette porte.

Dans la journée j’ai pu te revoir. Tu étais si petite, si fragile, maintenue en vie si difficilement. Et tu étais si froide...

Je savais que c’était la dernière fois que je te voyais encore vivante. Puis je t’ai quittée. Et dans la nuit, tu t'es endormie définitivement.

Petite Câline, tu laisses un vide immense dans la maison, tu as laissé Neige et Tahiti. Ta petite sœur t’a cherchée pendant de nombreux jours, attendant ton retour avec impatience. Tahiti a complètement changé, il a refusé de jouer avec Neige, la repoussant à chaque fois, lui grognant et crachant dessus. Tes souris en plume sont toujours à leur place.

Petite puce, ton absence est très dure à supporter. Qui aurait cru qu’une si petite boule de poil prendrait une telle place dans notre cœur ? Tu n’étais pourtant pas parmi nous depuis très longtemps. Je m’imaginais déjà te chercher une famille, demandant à ce que tu sois placée avec un autre chat de ton âge pour que tu aies un copain de jeu. Je me voyais te rendre visite, te voir grandir à travers les photos que m’enverraient tes adoptants…

Je m’imaginais une belle et longue vie pour toi.

Aujourd’hui tu ne souffres plus, tu es dans un endroit formidable entourée de chats, de souris en plumes et de pâtée pour chat adulte que tu aimais tant. Je m’en veux tellement de ne pas avoir agi plus tôt, d’avoir sous-estimé le mal qui te rongeait… Pardonne-moi petit Amour.  

AUTEUR MELINA



25/11/2014
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