Adoptions Chats Refuges et Associations

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Trésor nous a quittés

Trésor 08/09/2014 - 17/11/2014.

Trésor.jpgTrésor, mon Petit Pouilleux, mon Sphinx, mon Fils...

Tu es entré dans ma vie le 18 septembre 2014, jour de ton arrivée au refuge. Tu ne pesais même pas 150 g…

https://static.blog4ever.com/2008/08/231307/artfichier_231307_4311636_201411254148252.jpgUn monsieur t'avait trouvé sur son lieu de travail, tout seul et miaulant.

Il avait attendu toute la matinée que ta maman vienne te chercher, mais personne n'avait répondu à tes appels. Il t'a alors amené au refuge.  j'avais déjà la petite Câline en Famille d’Accueil à la maison, mais ne pouvant pas te laisser seul, je t'ai pris à la maison. J'avais déjà eu des nouveaux nés (Hope et Victory) par le passé, je connaissais donc les bases pour m'occuper d'un chaton. 

Arrivé à la maison, je t'ai installé dans un petit panier bien douillet, sur le lit, afin que je puisse te surveiller.                   Tu prenais tes biberons environ toutes les heures. Câline t'avait regardé d'un œil curieux et avait essayé de jouer avec toi, tandis que Tahiti t'a craché et grogné dessus (comme à son habitude en fait). Trop petit pour aller à la litière, je devais te laver plusieurs fois par jour. Tu présentais quelques troubles neurologiques : tu dodelinais de la tête et tu étais incapable de marcher ou de ramper normalement. Chaque fois que tu essayais de marcher, tu finissais par faire des roulades.   Cette première nuit a été très courte, mais au moins, tu étais au chaud, propre et le ventre bien rempli. 

5!cid_inlineImage1.jpgLe lendemain, je t'ai emmené au refuge et je t'ai installé dans le bureau.

Toutes les heures je venais te voir, je te donnais ton bibi, te lavais si c'était nécessaire et je t'enveloppais dans un plaid tout doux et bien chaud. Tu t'endormais alors quasi-instantanément, tétant ton plaid. C'était les seuls moments où l’on pouvait t'entendre ronronner.

 Cet après-midi là, j'étais dans la cuisine, en pause café, avec les autres bénévoles, quand un orage de grêle a éclaté. Nous étions coincées dans la cuisine et je t'imaginais terrorisé par le bruit de la grêle tambourinant sur les toits, miaulant de peur. Lorsque ça s'est un peu calmé, je t'ai rejoint et je t'ai rassuré.

 Chaque jour était rythmé par les même rituels : je me levais, te pesais, espérant que tu prennes un peu de poids, te préparais ton bibi, te nourrissais, préparais une bassine d'eau tiède où je te trempais à moitié pour te laver le plus possible, je te séchais et t'enveloppais dans des plaids bien chauds. Avec le temps, tu as appris à boire tout seul dans l'eau de ton bain. J'attendais alors que tu finisses de boire (ce qui pouvait durer quelques bonnes minutes) avant de te savonner. Tu adorais être dans l'eau tiède, tu te détendais totalement et tu me laissais faire ta toilette. 

6!cid_inlineImage6.jpgParfois, tu te réveillais la nuit en miaulant et il était impossible de te calmer. Une fois, il t'a même fallut une demi- heure pour te calmer. Et chaque fois que tu faisais ces crises, il pleuvait le lendemain. Tu devais sentir la pluie et ça te rappelait sûrement l'épisode de grêle qui t'avait tant effrayé.

  Tu avais un énorme abcès sous l’œil qui m’inquiétait. Le 23 septembre je t'ai emmené chez le véto qui avait prévu une opération le lendemain matin pour te l'enlever. Je me souviens que je n'étais pas ravie de devoir te laisser toute une journée, sans pouvoir te biberonner, te laver ou être avec toi. L'idée de t'endormir pour t'enlever l'abcès me rendait malade. Par chance, l'abcès s’est percé tout seul dans la journée. 

Comme tu avais toujours tes problèmes de diarrhée, le vétérinaire t’avait donné un traitement que tu boudais. 

Le lait ne semblait plus te nourrir suffisamment. Le 25 septembre on t'a alors fait gouter à la pâtée pour sevrage. Tu en es devenu fou ! Depuis ce jour-là, tu as délaissé le biberon pour la pâtée, la viande et le blanc de dinde. Au début, je te les mélangeais avec du Fortol ou du lait, que je te donnais à la seringue. Puis tous les jours, tu avais droit à ta petite assiette de nourriture que tu avalais avec appétit. Tu buvais seul, tu mangeais seul, tu étais presque un chaton normal.

7!cid_inlineImage7.jpgTu ne dodelinais plus de la tête, excepté lorsque tu t’énervais.

Quand quelque chose ne te plaisait pas, ta tête tremblotait de droite à gauche. C'était la même chose quand tu essayais de marcher : plus tu t’énervais, plus tu faisais de roulades. Tu n'avais aucun équilibre. J'avais même l'impression que ta patte arrière droite était plus forte que la gauche, car c'était toujours cette patte qui t'envoyait faire des roulades. 

Tu adorais Câline, et c'était réciproque ! Elle te faisait la toilette et te laissait la téter. 

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Tu as aussi connu Neige, une petite minette que j'ai aussi prise en FA. Contrairement à Câline qui ne venait te voir que pour te faire des câlins, Neige passait son temps à sauter dans ta bassine pour jouer avec toi ou pour te piquer ton repas !https://static.blog4ever.com/2008/08/231307/artfichier_231307_4311678_201411252405837.jpg

Jusqu'au bout j'ai cru que je pourrai te sauver, jusqu'au bout j'ai cru que tu survivrais... Mais ton poids ne progressait plus. Tu ne pesais que 350 g pour un chaton d'un mois et demi alors que tu mangeais avec appétit. Tu étais si petit comparé aux autres. Tu étais si fragile... Tous les jours je te lavais, espérant que ta diarrhée s'arrête, guettant les moindres signes de tes troubles, essayant de te faire marcher normalement. J'avais déjà prévu de te fabriquer un appareil qui te soutiendrait les pattes arrière afin de te permettre de marcher normalement. Toute la famille t’adorait ! Tu étais si gentil, si mignon. Tu avais une telle volonté de vivre, que les gens ne me demandaient plus si c'était vraiment nécessaire de faire tous ces efforts pour te maintenir en vie. Pour moi il était évident que tu ne voulais qu'une chose : vivre.

Trésor2.jpgMalheureusement, le 17 octobre, tout a basculé.

Je me suis réveillée à 4h30 du matin et je t'ai jeté un coup d’œil. Tu avais encore eu de la diarrhée. J'étais en train de me lever pour préparer ta bassine et te laver quand j'ai senti que quelque chose clochait. Tu respirais bizarrement, tu semblais forcer sur ta respiration. J'ai tout laissé tomber et je t'ai pris dans mes bras. Là, tu as lâché un miaulement roque, un miaulement que je n'avais jamais entendu. Je ne sais plus trop ce que j'ai fait par la suite, je crois que je t'ai massé, je t'ai soufflé de l'air, mais rien n'y faisait. Tu forçais toujours, puis tu levais la tête et tu lâchais ce miaulement si dur.

 Je t'ai alors allongé contre moi, je t'ai parlé, je t'ai dit que si tu voulais partir, tu ne devais plus lutter, que j'étais fière de toi, de tout ce chemin que tu avais parcouru. Je me suis dit que si tu tenais jusqu'à 8h, je t’emmènerai chez le premier véto ouvert pour t'endormir. Je savais que je ne pouvais rien faire pour toi. Tu étais beaucoup trop petit, beaucoup trop maigre, beaucoup trop faible pour te donner le moindre traitement, pour tenter la moindre chose... Alors je t'ai gardé contre moi et je t'ai tenu tout ce temps. Vers 5h30 tu es tombé dans le coma. Tu ne miaulais plus, tu ne réagissais plus. A 5h56, tu as eu tes trois derniers sursauts, puis tu as poussé ton dernier soupir, et tu es parti dans mes bras.

 Petit Trésor, tu étais un véritable amour. Les gens ne comprenaient pas pourquoi je m'investissais autant auprès de toi. Pour eux, un chat handicapé ne peut pas vivre. Moi j'étais persuadée que tu voulais vivre, tu te battais pour ça. Aujourd'hui tu laisses un vide immense. A un jour près, cela aurait fait un mois que je t'avais. A un jour près, tu partais avec moi en week-end à Montpellier. Tu aurais vu de la famille, connu plein d'autres chats.

 Maintenant, tu es dans cet endroit merveilleux appelé le Paradis des Chats où tu peux enfin courir et sauter...                   A présent, "Dors mon ange, le ciel est ta demeure. Vole mon ange, le temps pansera ma douleur". 

Auteur MELINA.




25/11/2014
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